Brian Johnson fait autant partie de la légende d’AC/DC que l’illustre Bon Scott !

0 screaming capA l’aube des années ’80, AC/DC est un groupe bien ancré dans l’univers du hard-rock dont il partage l’avant-scène avec Led Zeppelin, Motörhead, Van Halen et Scorpions tandis que WASP et Iron Maiden commencent à poindre. Créé en 1973, par les frères Young, AC/DC est surtout porté par le guitariste Angus Young et le chanteur Bon Scott qui avait rapidement remplacé le chanteur originel, Dave Evans. Si High Voltage (1974), le premier album n’a pas connu un très grand succès, les deux suivants TNT (1976) et Dirty deeds done dirt Cheap (1976) cartonnent tandis que Let there be rock (1977) avec des plages commes Whole Lotta Rosie ou Hell ain’t bad place to be installe AC/DC au panthéon du hard-rock. A l’été 1979, AC/DC sort un album qui contient des touches plus blues et qui parle de l’enfer, des femmes, de la mort et du sexe. Highway to Hell est considéré par beaucoup comme étant le meilleur album jusqu’alors produit par AC/DC. Bon Scott est au sommet et sa voix est pour beaucoup dans le succès du groupe… Higway to Hell squatte la première place des charts anglais, australien et américain pendant plusieurs semaines, et se vend à 25 millions d’exemplaires à travers le monde. La chanson éponyme est un savant mélange de blues et de hard-rock qui plait tant aux aficionados d’AC/DC qu’à ceux qui, jusque là, ne portaient pas forcément ce groupe dans leur cœur… Mais l’album sera aussi une autoroute vers l’enfer pour Bon Scott… Quelques mois plus tard, en février 1980 à Londres, après une soirée très arrosée le chanteur d’AC/DC meurt étouffé par ses vomissements à l’arrière d’une voiture. Hignway to Hell devient un album mythique car c’est le dernier enregistré par Bon Scott…

La mort de Scott est un coup dur pour AC/DC, il est même envisagé de dissoudre le groupe. Beaucoup de fans ne parviennent pas à imaginer une suite sans l’Osseux et pourtant, les frères Young veulent poursuivre. Angus se souvient d’un chanteur qui avait fortement marqué Bon Scott ; il s’appelle Brian Johnson et est le leader du groupe Georgie qui avait fait la première partie d’AC/DC quelques mois auparavant. Johnson passe une audition et sa voix rocailleuse et hurlante et son look débonnaire, casquette et chemise aux manches arrachées, plaisent aux Young qui l’engage en remplacement de leur chanteur disparu.

Succéder à Bon Scott ne sera pas chose aisée pour Brian Johnson. Les fans d’AC/DC l’attendent au tournant et rien ne lui sera pardonné aussi faut-il frapper un grand coup d’emblée. AC/DC retourne en studio pour produire une nouvelle plaque. En juillet 1980 sort Back in Black qui s’ouvre sur le son de cloche de Hell’s Bells. Clairement, c’est ce qu’AC/DC a fait de mieux sur l’ensemble de la carrière.
Back in Black est sublime et contient des perles comme You shook me all night long, Givin’ the dog a bone, Back in Black, bien entendu, et l’extraordinaire Hell’s Bells. 65 millions de disques se vendent sur les cinq continents et l’album est classé 73è au classement 500 Greatest Albums of All Times… Certes, les admirateurs purs et durs de Bon Scott y trouvent matière à critique mais il est indéniable que la transition entre Bon Scott et Brian Johnson est une réussite musicale et artistique. Désormais, Johnson sera la voix d’AC/DC, une voix reconnaissable entre toutes qu’il entretient à l’aide d’un paquet de clopes par jour, une voix si hurlante que le surnom de Screaming Cap - la Casquette Hurlante - est accolé à Brian Johnson… N’en déplaise à certains, aujourd’hui Brian Johnson est l’égal de Bon Scott dans la légende d’AC/DC et l’entendre hurler You shook me all night long ou reprendre Highway to Hell est un pur moment d’anthologie…